lundi 21 décembre 2009
"Et les Suédois, ils sont comment ?"
jeudi 17 décembre 2009
vendredi 4 décembre 2009
Hammarby
lundi 30 novembre 2009
mardi 24 novembre 2009
Cohabitation
lundi 23 novembre 2009
Stockholm Is Cool, Stockholm Is Design.

Claesson, Koivisto et Rune sont les têtes pensantes de ce qui est très probablement le studio de design suédois à la plus forte aura nationale et internationale. Ses trois créateurs opèrent à la fois sous le nom de CKR et en solo, et créent des pièces de mobilier pour les plus grands fournisseurs. Hautes distinctions, têtes d'affiche chez Intramuros et autres, il s'agit du studio qui doit aussi recevoir le plus de demandes d'application. Leur studio emploie une huitaine de personnes.

Monica Förster est en quelque sorte considérée comme une "étoile montante" du design suédois. C'est à dire que son nom, déjà bien installé à un niveau national et international, continue à se faire reconnaître un peu partout de plus en plus. Petit à petit, elle se retrouve à travailler avec à peu près tous les éditeurs les plus prestigieux, à la Poltrona Frau et Cappellini en Italie, Modus en Angleterre, Council aux USA, E&Y Japan. Son studio est en parfait contraste avec tout ceci, puisqu'il emploie en plus d'elle une unique personne, à laquelle viennent s'ajouter, donc, les stagiaires.

Les quatre Suédoises de Front Design sont l'objet du plus récent buzz en ce qui concerne la création Suédoise. Elles se placent plutôt du côté de l'art pour créer des pièces de mobilier et de décoration qui jouent sur l'optique, l'illusion et le statut des objets, et mettent beaucoup d'humour et de cœur dans leurs productions. Leur charisme et leur véritable boulimie créative couplée à un sens percutant de la représentation en font l'un des studios de design les plus prometteurs, et dont on continuera de parler, j'en fais le pari.
Gabriella Gustafson et Mattias Ståhlbom incarnent une actualité du design "scandinave" à proprement parler. Leur travail est rigoureux, intelligent et leurs créations sont vendues un peu partout dans le pays. Fait notable car ce n'est pas si courant que des meubles aussi exigeant dans leur minimalisme et dans leurs parti pris soient distribués à une échelle aussi importante. Les amateurs de design manifestement minimaliste et effectivement proche de l'épure plastique nordique sont servis ici, et ce de la plus belle manière.

Anna Holmquist et Chandra Ahlsell forment un duo discret mais particulièrement intéressant. Reconnues par un cercle d'initiés, leurs créations explorent les liens qui se tissent entre matériaux, leurs imitations, et l'homme. Formellement situées quelque part entre Piet Ein Heek et l'épure scandinave, donc, les créations du studio Folkform sont une sorte de facette plus expérimentale du design de mobilier nordique.
Voici une liste plus rapide des autres studios qui ont retenu mon attention. Vu que je ne saurais vous raconter plus que ce qu'ils expliquent sur leur site, en voici les liens.
No Picnic et Propeller sont des agences de design industriel, et sans conteste les plus reconnues. Elles officient principalement dans les domaines du produit et du packaging.
mardi 10 novembre 2009
Rendu de phase 2.
Fast Track - Radiohead - 2001
Toutes les entreprises prennent part dans la définition finale de leurs produits, et le font depuis plusieurs dizaines d'années. Le postulat est donc qu'ils savent résoudre des problèmes techniques, imaginer des systèmes de fixation, intégrer des pas de vis, donner les dimensions standard des moyens de clipsages, donc à quoi bon essayer de le faire à leur place ? Un suivi au niveau des phases de finalisation et d'industrialisation suffit.
Les éditeurs de mobilier haut de gamme (les géants Capellini, Cassina, Poltrona Frau par exemple) sont des entreprises d'artisans. Leurs ouvriers sont extrêmement qualifiés et leurs dirigeants sont des amoureux du noble design: l'entreprise est bien souvent ravie de prendre part dans l'élaboration du produit. Un projet finalisé pour être présenté à une entreprise de ce type sera parfois loin d'être parfaitement réaliste techniquement parlant, bien souvent les matériaux ne sont même pas définis. On passera des semaines à torturer proportions, lignes et arêtes pour au final laisser les incohérences techniques aux artisans amoureux du défi technique. Le dialogue du suivi se fait entre amoureux de la chose bien faite et est extrêmement respectueux du dessin original.
Pour les étudiants de l'école de design : un projet présenté à une entreprise équivaut grosso modo, en termes d'exigences techniques, à un projet de fin de phase 2.
Mon point de vue de stagiaire idéaliste qui a bien suivi ses cours, est qu'il est dommage de considérer systématiquement ces difficultés techniques comme des éléments venant changer la forme au dernier moment. Dans ce schéma, il y a dans un premier temps le fantasme du designer, poétique, beau, parfait sur le papier, qui est par la suite rationnalisé par l'entreprise et le travail de l'artisan. Et pour finir le designer passe une fois de plus derrière pour arrondir les angles de cette rationalisation: on se retrouve au final bel et bien avec un produit beau et cohérent, qui s'accroche au mur sans que cela entache son identité. Mais dans un monde parfait où le designer travaillerait effectivement avec l'artisan ou l'industriel, ou mieux, s'il était les deux à la fois, le dialogue entre les deux pourrait s'effectuer en permanence, et non au gré de suivis ponctuels. Les contraintes de réalisation peuvent être prises en compte dès le début du processus créatif. Dès lors, le système d'accroche pourrait devenir participatif de la beauté de l'objet, et non juste "pas moche".
Tout ceci peut paraître tout à fait banal pour quiconque a bien écouté ses professeurs à l'école, mais la seule distance géographique entre l'atelier de conception et l'atelier de production est déjà une entrave à une éventuelle fusion des deux. Le circuit des marques ne rend pas cette fusion impossible, il suffit de jeter un œil aux dernières éditions d' Established&Sons par exemple pour comprendre le concepteur fait parfois un tour dans l'atelier. Mais il est intéressant d'observer que cette démarche n'est pas naturelle en tous lieux, loin de là.

